André Seurre, maitre verrier – 1948-1952

65 ACW 1 - Dessin de vitrail pour le premier oeil de boeuf de l'escalier des services de l'hôtel de ville de Saint-Denis (André Seurre). [1951]

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André Seurre est le maître verrier qui a remis en état certains des vitraux d’origine de l’hôtel de Ville et qui en a remplacé d’autres par ses créations personnelles, « en verre antique montés en plomb », toujours visibles aujourd’hui. Il travaille à Besançon.

C’est en 1948 qu’il est choisi pour la réfection des vitraux de l’hôtel de ville par l’architecte communal, qui voit en lui « un artiste sensible ayant su rééditer des méthodes artisanales de cuisson ».

André Seurre, selon l’appréciation qu’il porte sur lui-même, travaille « dans un style moderne, de notre époque, mais qui ne date pas après quelques années ». Il veut, dans le travail de création de vitraux géométriques qui lui sont commandés pour l’hôtel de ville, « éviter la monotonie dans les coupes ».

André Seurre, dans les nombreux déplacements professionnels qu’il fait à l’hôtel de ville, remarque très vite deux oculi (petites baies rondes ou œil de bœuf) dans l’escalier des bureaux. Chaque rosace mesure 1,46 mètre de diamètre. Il fait alors au maire la proposition d’utiliser ces deux oculi pour « raconter une histoire » : celle de la lutte locale contre les taudis. Il veut mettre en avant l’action politique pour le logement social.

Il propose deux vitraux figuratifs et légendés. Son initiative vise en fait à appliquer à des vitraux « laïcs » la portée des vitraux d’église qui sont des images « saintes » à visée pédagogique et édifiante.

Les vitraux des oculi ne seront sans doute jamais réalisés mais la proposition, écrite, dessinée et colorée à la gouache, demeure dans les archives de la ville.

Focus publié le 23/03/2011.